Il faut comprendre que ce petit bois n'est pas un lieu touristique... c'est un lieu de mémoires. Pas de parking, ni de guichet payant, ni de boutique souvenirs.
C'est un jardin où vivent les souvenirs d'une famille spéciale; pas de plaque commémorative non plus, seuls les objets-statues laissés là rappellent leur présence, comme un témoignage.
J'ai donc abandonné le cycliste disparu dans le tronc pour continuer mon parcours de découverte. La petite plage au bord de l'eau était encore pleine de glace et jonchée de troncs brisés... il y aura du travail dans les prochaines semaines.
Un peu partout, les nivéoles repoussent les feuilles mortes pour présenter leurs clochettes et lancer des petites touches colorées dans le bois aux couleurs d'hiver.
Au pied d'un grand sapin, la grosse table de pierre imposante et son joli banc attendent le promeneur. J'ai les poches vides mais autour de moi, le sol est couvert de pives que les écureuils ont grignoté jusqu'au trognon.
Le trou de la table, le point central ou bindu s'offre à moi pour que j'y dépose les cônes amaigris; le tour est joué et la table est devenu mandala!
Et puisque nous sommes dans la représentation du cercle, j'aperçois un peu plus loin un cromlech miniature... oui un cromlech, comme celui de Stonehenge. Ici le cercle de pierres est simple et composé uniquement de menhirs. Le menhir central est gravé sur deux de ses faces au moins.
Les nivéoles aiment cet endroit et tapissent le sol, mêlées aux brindilles de l'hiver.
Je reste là, couchée par terre...
Puis je reprends le chemin du retour par la grande allée, ravie d'avoir été acceptée dans cet espace sacré, égayée par le chant des oiseaux, apaisée par les rencontres et les liens établis...
Merci, petit bois du Chamaveau :)













