Affichage des articles dont le libellé est La Pierreuse. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est La Pierreuse. Afficher tous les articles

lundi 4 juin 2012

Du haut vers le bas...

 - dernier chapitre de La Pierreuse -

Ainsi va, dans chaque balade il faut redescendre et parce que nous sommes curieux, que nous partons de chez nous à pied et que nous sommes ainsi libres de choisir notre itinéraire, nos descentes se font au gré de notre humeur, du chemin qui se présente et parfois de notre fatigue :)


Cette fois-ci nous choisissons de faire une boucle avant de reprendre la route qui descend (ou qui monte) le long du torrent.


En prenant le pâturage et sa forte inclinaison, les souvenirs nous ramènent à notre première visite à La Pierreuse, alors que la pente encore un peu enneigée nous avait paru simple à descendre.
Les nombreux "chemins" tracés à la fin de l'été précédent par les vaches nous avaient guider vers un endroit difficile d'accès d'où nous avions mis un certain temps - et plusieurs glissades - à sortir, les chaussures crottées jusqu'à la cheville.




Chalet des Leysalets et son pare-avalanches
 Plusieurs années après, tout nous parait beaucoup plus simple et le regard ne cherchant plus le chemin, nous admirons les trésors qui surgissent sous nos pas.


Ici les grandes gentianes pointent leurs feuilles vert tendre et nervurées vers le ciel, un peu plus en bas, nous apercevons le chalet et son pare-avalanches en pierre. 



Boutons d'or ou Trolles    


Plus on descend, plus la végétation reprend ses airs printaniers. Les trolles brillent comme des petites boules de feu et un nouveau torrent remplit la fontaine du chalet. 

Encore quelques semaines et l'eau ne sera plus qu'un mince filet. 


Ici au pied de la Pierreuse, le chalet s'apprête à accueillir famille et troupeau pour une nouvelle saison d'alpage et de fabrication de fromage... et peut-être y reviendrons-nous cet été!

Chalet des Leysalets - Pays-d'Enhaut


- FIN -

vendredi 1 juin 2012

L'atelier du sculpteur

Pour en faire le tour, il faut y aller en été ou bien à l'automne, comme nous l'avions fait l'année dernière.
Pourtant le sculpteur ne prend jamais de repos et cet hiver a dû provoquer de nouveaux changements dans les roches grises...
Pour le moment, impossible d'accéder aux parois encore enneigées, ce qui d'ailleurs n'était pas le but de cette balade.

Réserve de La Pierreuse et Chalet de La Plâne (Pro-Natura)
Après notre détour à la source magique, le ciel a soudain emprunté ses couleurs aux roches, laissant peser sur nous la menace de l'orage...


C'est à ce moment-là que la Pierreuse est la plus belle, quand les roches se dessinent en dentelle sur le ciel couleur de plomb et que la neige s'accrochant encore aux immenses pierriers, ressemble à un grand jupon blanc recouvrant l'intimité de ce domaine sauvage et préservé...
L'alpe de la Plâne en haut du pâturage a réussi cet état de mimétisme complet avec la nature qui l'entoure. Son toit de tavillons a épousé les couleurs des solides portes en bois cuit par les intempéries.

Chalet de La Plâne (Pro-Natura)
Le poids de la neige a défait le travail accompli à l'automne, quand on prépare l'alpage pour la prochaine saison. Des oiseaux y ont fait leur nid trop bas et s'affolent en pépiements et nombreux battements d'ailes à mon arrivée!
- Du calme je ne fais que passer...
Avant de prendre un autre versant pour la descente, un dernier regard en arrière pour l'ultime salut à la grande dame qui dort encore... à bientôt Dame Pierreuse!


... à suivre


jeudi 31 mai 2012

à la source magique!

Avant d'entrer dans l'univers de l'artisan sculpteur, un petit détour s'impose.


Caché dans les hautes herbes pendant l'été, gelé et inaccessible pendant les mois d'hiver, le gour de la Plâne passe souvent inaperçu aux randonneurs sportifs, aux marcheurs qui regardent leurs chaussures... et à ceux qui sont pressés en général.


Et pourtant il enchante celui qui, croyant tout d'abord à une illusion, s'approche et se faufile entre les taillis. Tout d'abord l'impression est parfois de confusion; le regard essaye de marquer les limites de ce qui est au-dessus et de ce qui se trouve dessous. Il tente d'écarter les reflets des montagnes qui s'admirent dans l'eau cristalline pour tenter de mesurer la profondeur.
Puis, lassé de l'exercice, il se laisse envoûter par l'atmosphère, la lumière, les reflets et les colonies d'herbes aquatiques qui s'entêtent à renaître chaque année.


Une source magique y est cachée... on a beau plonger et chercher, elle reste introuvable. Même le grand plongeur et océanographe J-J. Cousteau n'a pu lui retirer son secret; quant au gour... il court et coule toujours!




mardi 29 mai 2012

La Pierreuse

Massif de la Gummfluh et Réserve de La Pierreuse
Pendant huit mois d'hiver nous avons vécu à ses pieds... Lever les yeux vers le ciel c'était inévitablement aller à l'encontre de ses rochers. J'y inventais des formes, des portraits ou des silhouettes et je leur donnais des noms aussi éphémères que les ombres qui les avaient dessinés.

Avec l'arrivée d'un premier printemps nous étions partis à la découverte...
qu'allions-nous découvrir une fois que la neige aurait dégagé le chemin abrupt qui menait vers les ateliers d'une nature sauvage?

Les torrents grondaient des eaux de fonte, couvrant le chant des oiseaux et les bruits de la forêt.

Plusieurs fois nous sommes rentrés bredouilles, n'ayant pu parvenir à destination, rejetés par les murs de neige que nous n'osions pas franchir.
Mais petit à petit la Pierreuse s'est dévoilée, très doucement, comme un cadeau des plus précieux qu'on abimerait en l'ouvrant trop vite.


Trois ans après, c'est toujours avec le même sentiment de découverte que nous rendons visite à cette belle dame sauvage et préservée.
Pour clore nos petites vacances de Mai, nous avons repris le chemin comme un pèlerinage, en sachant que la montée est longue depuis le village mais qu'une fois là-haut tout est bien vite oublié.

La Gète - 1818
Alpage de la Gète
Les arbres couchés en travers du chemin nous ont obligés à emprunter le talus et à prendre par le pâturage; un obstacle nous permettant de faire une belle découverte, celle de l'alpage de la Gète dont le chalet, bâti à mains nues, date de 1818.


Arrêt obligatoire dans un décor de carte postale!
Puis renonçant à la route nous sommes partis en direction du col encore enneigé, uniques témoins d'un saisissant mélange de saisons.


 Au milieu de l'herbe encore jaunie par la neige nous constatons avec plaisir que l'artisan couturier s'est mis au travail et a brodé des milliers de fleurs sur les pâturages... sa façon toute particulière d'appeler gentiment les familles et les bêtes pour la saison d'été!

Soldanelle

LinkWithin

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...