La surface de ces roches, âpre au toucher et sillonnée de rigoles, de fissures et de crevasses semble grise et sans vie quand on la voit de loin; mais en s'approchant on y découvre tout un monde.
Monde minéral, fait de roches incrustées les unes dans les autres, mélangeant couleurs et cristaux parant ces vénérables rochers de magnifiques bijoux.
Monde végétal où une minuscule graine donne naissance à une plante qui produit d'autres graines, année après année et ceci jusqu'à la création de jardins miniatures, se nichant à l'abri des replis de la roche.
De quoi s'extasier devant le miracle de la vie dans des conditions si précaires!
Trop vite, il est temps de rentrer et malgré les névés le chemin est praticable, mais à petits pas...
Un dernier regard en arrière sur Paray et les Vanils, sur l'hiver et la neige, car une fois franchi le virage un tout autre paysage nous attend.
C'est comme si la porte d'un four s'ouvrait brusquement et nous soufflait sur le visage. Nous sommes revenus vers les jardins de printemps! Les globulaires ont envahis la prairie et se mêlent aux boutons d'or, plus loin apparait une variété d'orchis dont je ne connais pas le nom, et plus bas encore, l'eau, libérée des griffes du long hiver, bondit sur les roches jusqu'au fond du ruisseau.
Une longue journée avec de brusques changements mais un souvenir inoubliable d'une balade entre les saisons
... merci de nous avoir accompagnés!