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dimanche 17 juin 2012

Jardins d'Hiver, Jardins de Printemps - Paray, suite et fin

C'est à cet endroit même que j'ai découvert pour la première fois ces roches calcaires, marquées par le ruissellement des eaux de fontes.


La surface de ces roches, âpre au toucher et sillonnée de rigoles, de fissures et de crevasses semble grise et sans vie quand on la voit de loin; mais en s'approchant on y découvre tout un monde.
Monde minéral, fait de roches incrustées les unes dans les autres, mélangeant couleurs et cristaux parant ces vénérables rochers de magnifiques bijoux.


Monde végétal où une minuscule graine donne naissance à une plante qui produit d'autres graines, année après année et ceci jusqu'à la création de jardins miniatures, se nichant à l'abri des replis de la roche.
De quoi s'extasier devant le miracle de la vie dans des conditions si précaires!

Trop vite, il est temps de rentrer et malgré les névés le chemin est praticable, mais à petits pas...


Un dernier regard en arrière sur Paray et les Vanils, sur l'hiver et la neige, car une fois franchi le virage un tout autre paysage nous attend.
C'est comme si la porte d'un four s'ouvrait brusquement et nous soufflait sur le visage. Nous sommes revenus vers les jardins de printemps! Les globulaires ont envahis la prairie et se mêlent aux boutons d'or, plus loin apparait une variété d'orchis dont je ne connais pas le nom, et plus bas encore, l'eau, libérée des griffes du long hiver, bondit sur les roches jusqu'au fond du ruisseau.


Une longue journée avec de brusques changements mais un souvenir inoubliable d'une balade entre les saisons

... merci de nous avoir accompagnés!



vendredi 1 juin 2012

L'atelier du sculpteur

Pour en faire le tour, il faut y aller en été ou bien à l'automne, comme nous l'avions fait l'année dernière.
Pourtant le sculpteur ne prend jamais de repos et cet hiver a dû provoquer de nouveaux changements dans les roches grises...
Pour le moment, impossible d'accéder aux parois encore enneigées, ce qui d'ailleurs n'était pas le but de cette balade.

Réserve de La Pierreuse et Chalet de La Plâne (Pro-Natura)
Après notre détour à la source magique, le ciel a soudain emprunté ses couleurs aux roches, laissant peser sur nous la menace de l'orage...


C'est à ce moment-là que la Pierreuse est la plus belle, quand les roches se dessinent en dentelle sur le ciel couleur de plomb et que la neige s'accrochant encore aux immenses pierriers, ressemble à un grand jupon blanc recouvrant l'intimité de ce domaine sauvage et préservé...
L'alpe de la Plâne en haut du pâturage a réussi cet état de mimétisme complet avec la nature qui l'entoure. Son toit de tavillons a épousé les couleurs des solides portes en bois cuit par les intempéries.

Chalet de La Plâne (Pro-Natura)
Le poids de la neige a défait le travail accompli à l'automne, quand on prépare l'alpage pour la prochaine saison. Des oiseaux y ont fait leur nid trop bas et s'affolent en pépiements et nombreux battements d'ailes à mon arrivée!
- Du calme je ne fais que passer...
Avant de prendre un autre versant pour la descente, un dernier regard en arrière pour l'ultime salut à la grande dame qui dort encore... à bientôt Dame Pierreuse!


... à suivre


lundi 5 septembre 2011

Entre les pierres

Après avoir posé nos sacs dans le dortoir, une découverte du paysage environnant s'imposait...
Autour de nous, des pierres et encore des pierres donnant aux éboulis une couleur grise mêlée de beige selon l'éclat du soleil. Mais en approchant, ces pierres sont devenues les témoins des journées précédentes, avec ici et là un menhir dressé par un randonneur, un mandala fait de cailloux, une plage de sable noir déblayée par la main de celui qui voulait s'étendre au soleil.


Et puis en regardant encore de plus près,  j'ai vu les fleurs, les taches jaunes et oranges des saxifrages blottis aux creux des roches, le violet des campanules fluettes, habituées des éboulis, le rouge de quelques graminées et d'autres plantes déjà prêtes à abandonner leurs graines dans ce sable noir. Allongée à plat-ventre pour saluer tout ce monde presque invisible aux marcheurs, je me demandais comment ce désert rocheux pouvait offrir tant de richesse.


Un trentaine de minutes plus tard, j'obtenais la réponse; tout d'abord ce fut un murmure puis le murmure a gonflé et grandi et tout à coup, l'eau coulait autour de moi, courait sur les pierres et poussait les cailloux pour former un lit; une eau presque laiteuse, couleur café au lait...


Un peu plus haut, sous la langue du glacier caché par la paroi, l'eau jaillissait maintenant par une belle cascade qui rebondissait sur les roches plates et avançait à un rythme surprenant.

Surpris par ce phénomène, nous en avons parlé à table et découvert que tous les jours d'été il en était ainsi, entre 16h30 et minuit!


La chaleur du soleil fait fondre les couches superficielles du glacier qui remplissent une marmite formée par l'érosion; une fois la marmite pleine, le trop-plein s'épand donnant vie pendant quelques heures à tout ce monde végétal.


Curieux, nous sommes ressortis le soir pour constater que maintenant il fallait passer sur un petit pont et que l'eau avait atteint le plateau inférieur en y dessinant des méandres argentés.
Le lendemain matin, tout était sec!
... à suivre

samedi 20 août 2011

Les Témoins du Passé

"Soldats, du haut de ces pyramides, quarante siècles vous contemplent" ... et assis près de ces rochers ce sont des millions d'années qui défilent devant nous!




... à suivre

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