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jeudi 24 mai 2012

Une jolie fête!



Pour célébrer un anniversaire, prendre les ingrédients à porter de sa main et de son cœur.
Proposer une balade au bord de la rivière, un pique-nique sur une petite plage de galets avec les montagnes en arrière-plan...


Se remémorer les moments précis de l'heureux évènement 26 ans après, rire, s'embrasser, regarder tout ce temps qui s'est écoulé... apprécier la vie...
Puis s'enfoncer dans les bois, murmurer à l'oreille des sapins que la jeune fille fête son anniversaire, déboucher sur une clairière où abondent les narcisses, s'étendre dans le pré, respirer les parfums, soupirer de bien-être...


Faire un détour pour voir les arbres déracinés par l'hiver, humer les essences de leurs huiles, découvrir la grande cascade et sur le chemin du retour se pencher sur les charmantes violettes jaunes!


Une fois rentré chez soi, préparer ensemble les plats préférés de la demoiselle pour conclure une magnifique journée qui restera dans le cœur des participants pendant de longues années...

ceci se passa le 14 Mai... ;-)


mercredi 23 mai 2012

Prendre de la hauteur!


Une semaine de vacances toute simple, pleine de jolies journées même si certaines d'entre elles furent pluvieuses, froides et même enneigées. Il nous a suffit de monter un peu au-dessus du chalet pour constater qu'envers et contre tout, le printemps s'est bien installé dans les montagnes.

Sus-Pernet

Les prés sont couverts de fleurs, les arbres se sont garnis d'un doux feuillage vert tendre ou de fleurs roses et blanches. Seuls les frênes tendent leurs branches encore nues vers le ciel; saviez-vous qu'ils sont les derniers à s'habiller?

Les vaches ont finalement reçu le feu vert pour gambader joyeusement dans les pâturages et manger à volonté de cette herbe aux mille plantes.

Certaines de ces balades n'avaient pas un objectif particulier si ce n'est gagner de la distance pour apprécier les choses dans leur ensemble.
Il est parfois nécessaire de prendre du recul - ou de la hauteur - pour admirer le monde et l'accepter tel qu'il est...

Château-d'Oex, la colline du Temple, l'Espace Ballon



dimanche 22 avril 2012

Plage de Galets et de Fleurs

La Sarine sous le Pont Turian

Après le bois et son énergie particulièrement magique, la rivière semble couler sans autre préoccupation que de former quelques jolis rapides, de courir sur les galets et de changer de couleurs au gré de la lumière. 

Une construction de branchages habilement entrecroisés attire l’œil... les artistes du LandArt ont visité les lieux et y ont laissé une première œuvre.

Il n'y a pour le moment aucun obstacle entre le bois et la rivière, aucune séparation hormis quelques branches cassées par les vents de l'hiver et les crues de printemps. 

En été, il y aura une barrière de hautes feuilles vertes, si larges et si charnues qu'elles peuvent servir de petits parasols ou de parapluies... ce sont les Pétasites qui maintenant sortent du sol humide, en pointant leur grosses têtes roses entre les galets et le sable.

Un peu plus loin, elles se mélangent au Tussilage, jaune comme le soleil qui a choisi d'égayer cette partie de la berge. 
 Même si les arbustes n'ont pas encore de feuillage, si les feuilles mortes et collées par les crues tapissent la plus grande partie de la berge, ces petites notes joyeuses donnent un nouveau visage à la rivière. La métamorphose est en route.

Tussilage et Pétasite

Longeant le cours d'eau sur toute sa longueur, une zone humide fait le lien avec le bois et le petit chemin bien tracé, pour les promeneurs. Celui qui s'aventure dans les taillis aux branches enchevêtrées et qui est attentif aux espèces variées, découvrira peut-être l'arbuste de Bois gentil le plus fourni de la région. 
Un cadeau de plus laissé par Dame Nature que je n'aurais pas découvert si une amie ne m'avait guidée jusque là.


Et sur ces notes parfumées se termine cette balade entre bois et rivière. Bientôt j'y reviendrai pour voir comme tout se développe, malgré le temps froid et glacé de ce printemps très réservé!
Bonne semaine...




jeudi 19 avril 2012

Le sous-bois

Mardi le soleil brillait timidement sur la vallée et l'air printanier encore froid et un peu brumeux ne m'a pas empêchée de descendre à la rivière, en quête de la mare à grenouilles :)


Délaissant les chemins bien entretenus pour promeneurs et joggeurs, je me suis enfoncée dans cette partie du bois que j'aime tant où règne l'énergie des grands arbres.

Des racines sournoises, transformées en énormes salamandres par le magicien de la forêt, s'amusent à faire tomber celui qui flâne, le nez vers les faites...
Je les connais bien, elles sont parfois glissantes ou couvertes de feuilles, mais elles ne sont pas méchantes. Elles aiment simplement qu'on les salue avant de leur passer dessus.

Plus loin, les branches cassées marquent l'entrée du marécage, où règnent crapauds et grenouilles, mais avant je m'arrête près de cet arbre où l'amadou a pris ses quartiers puis c'est au tour de cette petite hépatique à trois lobes cachée dans la mousse de prendre la pose pour une photo.
... en arrivant aux abords du terrain où les chaussures s'enfoncent un peu dans la boue, ce que je découvre par terre me remplit de tristesse.

Une main inconsciente ou une patte, a fauché plusieurs paquets de centaines de larves qui maintenant ont séché.
Trop de personnes ignorent encore l'importance des têtards dans les zones froides et tempérées où ils remplissent d'importantes fonctions écologiques et contribuent à l'équilibre des zones humides. (lire sur Wikipédia)
Pas un bruit, ni même de chant d'oiseaux; seule l'eau de la rivière en contrebas qui continue de couler, insensible au drame.

Hépatique à trois lobes

Grenouilles et crapauds ont disparu et la future génération, ou ce qu'il en reste, doit être cachée au bord de la mare, entre les feuilles et les branchages.



jeudi 5 avril 2012

Les Jonquilles Sauvages


 Il y a un val pas très loin de chez moi où le printemps est juste en train de naître. 
L'herbe est jaune et collée à la terre, comme de long cheveux dorés qui n'auraient pas eu le temps de sécher. 
 La neige y est encore présente et s'étire par grandes plaques, recouvrant encore les alpages à certains endroits. 

Tout semble dormir encore... sauf les chamois qui sont descendus de la forêt proche pour brouter quelques touffes d'herbe tendre et verte, le long des chalets encore vides de leurs gens.



Mais aujourd'hui, je ne vais pas courir après les chamois. 
La pluie s'est annoncée depuis le début de l'après-midi, et je sais que la balade sera courte.

Cette fois-ci je suis venue voir les jonquilles sauvages... pourtant, en regardant le paysage dans son ensemble, je me dis que c'est trop tôt et que j'aurais mieux fait d'attendre, puis, au détour du chemin j'aperçois au loin quelques tapis épars sur les talus.
Plus courtes que les variétés que l'homme se croient en droit d'inventer, elles se dressent par centaines, ondulant sous la brise ou se couchant sous la force du vent. Elles résistent, elles insistent à célébrer le printemps et se moquent de la giboulée prête à cingler les jolies collerettes.


Les premières gouttes commencent à tomber mais moi aussi je m'entête, gagnée par la force nouvelle de cette armée printanière, je monte encore plus haut et contourne la neige... une glissade impromptue n'étant pas au programme de cette escapade!


Ici la vue est parfaite, et malgré le ciel qui a perdu ses couleurs et le gris qui envahit la montagne, je m'allonge sur le sol humide pour saluer les princesses...
Elles se retournent, me saluent puis continuent leur babillage sur l'arrivée du printemps et la naissance des fleurettes!




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