Dès que l'on se rapproche des immenses parois, on découvre les éboulis de roches tendres qui forment des cônes gris argentés parfois brodés de vert tendre au pied des roches dures qui elles, résistent à l'érosion.
La Pierreuse ne livre pas facilement ses secrets et pour ceux qui veulent la découvrir, il y a d'abord le long chemin qui monte à parcourir, puis les bois en zigzag, les cailloux...
Le silence est l'élément le plus présent, ponctué parfois des cris d'un rapace ou d'un gros corbeau. L'aigle royal se cache le long de la paroi, les bouquetins se déplacent dans l'immensité du pierrier mais restent invisibles, les tétras-lyre ne montrent pas leur crête rouge...
Alors on imagine, on transforme, on invente les apparitions
Ici l'homme peut mesurer sa petitesse, sa vulnérabilité face à la nature. Parfois, on a besoin de ça dans une balade.