mercredi 20 juillet 2011

Retour à la civilisation

5 heures de descente dans le brouillard puis sous la pluie pour retrouver le petit village de Olivone et la civilisation. 
300 moutons qui se précipitent têtes baissées dans l'étroit passage abrupte au moment même où nous allons nous y engager, beuglant de terreur et roulant des yeux... puis un chemin transformé en ornière boueuse, glissante et caillouteuse sous leurs sabots.


Des passages raides et au dénivelé impressionnant empruntés par le bétail pour monter à l'alpage.
Des centaines de mètres de tunnels noirs et glacés.
La "Diga de Luzone" un barrage lugubre dans un paysage aride et lugubre, arbres coupés à la tonne, grèves grises et totalement dénudées de végétation.
... et puisqu'on marche, on ne peut même pas fermer les yeux et ne pas regarder autour de nous.
Alors on se rappelle de tout ce qu'on vient de voir, de sentir, d'accumuler à l'intérieur de nous-même... et ça marche.
Alors, il ne tient peut-être qu'à nous de créer notre propre paradis :)



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9 commentaires:

Darthmagus a dit…

J'aime ta superbe photo des cairns!

Isabelle a dit…

Tu m'apprends le nom, Phil... moi je les appelle des déesses :)
j'adore, quelque soit l'endroit!
ils me rappellent le chemin de st Jacques et pour ceux qui font le chemin et qui s'égarent, ils sont un signe qui remplit d'espoir.

Godnat a dit…

Fabuleux endroit, j'aime beaucoup la dernière photo, les cairns ou déesses, du grand land art dans un décor magique.

Gine a dit…

La descente ... c'est encore pire, je crois ! Mais même là, tu nous montres de belles choses ... Savoir regarder et aimer ce qu'on voit - partout !

Anyes a dit…

Cette descente vers la realite me semble chargee de tristesse mais j'aime la note d'espoir finale :-)

Isabelle a dit…

Merci à vous d'avoir accompagner ces quelques billets sur la Greina.

Dominique a dit…

C'était bien beau tout cela.

4 petits suisses dans un bol de riz a dit…

Mais c'est tout près de chez moi ça! J'ai grandi dans le Val Blenio (Torre) et passé tous mes étés, entre 3 et 15 ans, à la cabane Adula CAS (mes parents en étaient les gardiens). Marrant donc de voir ces photos - superbes! - à quelques 15'000 kilomètres de là! Et intéressant le regard que tu portes sur ces paysages, si familiers. Qu'est-ce que j'ai pu les haïr par moment! ;)

Claude a dit…

je me disais qu'il y avait du Compostelle dans la façon de regarder les choses et de les raconter...j'aime!

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